Levée des sanctions contre Cuba, hommages aux soldats morts au combat, Afghanistan, Ebola… L’actualité de lundi

L'ONU appelle les États-Unis à lever les sanctions contre Cuba.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a averti que les nouvelles restrictions américaines contre Cuba aggravent une crise humanitaire qui affecte déjà l'accès au carburant, à la nourriture, à l'eau et aux soins médicaux. Selon son bureau, les sanctions et les mesures extraterritoriales imposées cette année ont contribué à des coupures de courant quotidiennes pouvant dépasser 20 heures et ont mis à rude épreuve des services essentiels tels que l'oncologie, la dialyse et la santé maternelle.

Türk a déclaré que Cuba était confrontée à une situation extrêmement difficile en raison de son isolement économique, de l'exode des entreprises, de la réduction du nombre de vols, des problèmes liés aux paiements internationaux, des fortes chaleurs estivales et de la saison des ouragans. C'est pourquoi il a appelé les États-Unis à lever les sanctions et, compte tenu du risque d'aggravation des troubles sociaux, il a également exhorté les autorités cubaines à faire preuve de la plus grande retenue et à respecter la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique.

Guterres rend hommage aux 136 employés de l'ONU tués dans l'exercice de leurs fonctions et met en garde contre le coût humain à Gaza.

Photo ONU/ Eskinder Debebe Le Secrétaire général António Guterres (à droite) allume une bougie avec la Présidente de l'Assemblée générale, Annalena Baerbock (au centre), et la Présidente du Conseil de sécurité, l'Ambassadrice Leonor Zalabata Torres de Colombie.

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a rendu hommage aux 136 membres du personnel des Nations Unies qui ont perdu la vie dans l'exercice de leurs fonctions l'année dernière. Parmi eux figuraient 97 civils et 39 membres du personnel en uniforme, dont des militaires et des policiers, originaires de 32 pays.

« Parmi eux, 80 travaillaient pour l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA ) à Gaza », a déclaré M. Guterres, soulignant que le nombre de décès de membres du personnel de l’ONU à Gaza était supérieur à celui de tout autre conflit ou catastrophe de l’histoire de l’Organisation. Dans son dernier discours annuel en tant que Secrétaire général, il a appelé à la protection du personnel humanitaire et de maintien de la paix, a insisté sur le fait que les attaques contre les employés de l’ONU constituent une violation du droit international et s’est engagé à continuer d’exiger que les responsables rendent des comptes.

Afghanistan : stabilité apparente, crise croissante

© UNICEF/ Omid Fazel Des femmes enceintes et allaitantes font la queue au centre de santé intégré de Temron, dans la province de Daikundi, en Afghanistan, pour obtenir des conseils et une assistance médicale.

Le Conseil de sécurité a examiné lundi la situation en Afghanistan, où la MANUA (Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan) a averti que le pays semble stable sous les autorités de facto, mais qu'il est confronté à des pressions croissantes.

Près de 22 millions de personnes, soit environ 45 % de la population, auront besoin d'une aide humanitaire cette année, dans un contexte marqué par des retours massifs, la pauvreté, la sécheresse, la fermeture des frontières et le manque de perspectives.

La crise frappe particulièrement durement les femmes et les filles, les soumettant à des restrictions de plus en plus sévères en matière d'éducation, d'emploi, de mobilité et d'accès aux services. 

« Nous assistons à des restrictions sévères et croissantes : l’imposition de préjudices systémiques et institutionnalisés qui auront des conséquences durables et intergénérationnelles pour l’ensemble de la société afghane », a déclaré Georgette Gagnon, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général et Cheffe par intérim de la MANUA. Selon la mission, 3,8 millions de filles ne sont pas scolarisées et les femmes afghanes continuent d’être exclues des installations des Nations Unies.

Parallèlement, Edem Wosornu, directeur de la réponse aux crises à OCHA , le bureau humanitaire des Nations Unies, a averti que la faim progressait, avec 4,7 millions de personnes menacées d'insécurité alimentaire grave, et a appelé à un financement accru pour éviter de nouvelles réductions de l'aide.

Ebola Bundibugyo : Augmentation des cas et renforcement de la riposte en Afrique

© OMS/Joël Lumbala Des personnels de santé de l'Organisation mondiale de la santé, vêtus de combinaisons de protection jaunes, livrent des fournitures dans un centre de santé à Nyankunde, dans l'Ituri, lors de la riposte à une épidémie d'Ebola.

L’ Organisation mondiale de la Santé (OMS) a signalé que l’épidémie d’Ebola causée par le virus Bundibugyo continue d’évoluer rapidement en République démocratique du Congo et en Ouganda, avec une nette augmentation du nombre de cas depuis le dernier bilan. Au 6 juin, 534 cas et 93 décès étaient confirmés dans les deux pays. L’ OMS a toutefois précisé qu’une partie de l’augmentation en RDC était due à l’intensification des tests et au traitement des échantillons en attente.

Le risque demeure très élevé en République démocratique du Congo, élevé en Ouganda et pour les pays voisins partageant des frontières terrestres, mais faible à l'échelle mondiale. Face à la progression de l'épidémie, l'OMS et l'Afrique ont lancé un plan continental de préparation et de riposte doté d'un budget de 518 millions de dollars afin d'aider les pays africains à détecter et à contenir rapidement la maladie.

« L’épidémie se propage dans un contexte de crise humanitaire déjà grave. Près de 15 millions de personnes en République démocratique du Congo ont besoin d’une aide humanitaire, tandis que plus de la moitié des personnes déplacées – soit quelque 3,4 millions – vivent dans des zones touchées par l’épidémie, ce qui complique nos efforts de réponse », a déclaré lundi le porte-parole adjoint de l’ONU, Farhan Haq.

Un séisme aux Philippines fait des morts, des disparus et affecte des millions d'étudiants.

© Wikimedia/ BFP Philippines Les équipes de secours sont intervenues suite à un séisme de magnitude 7,8 qui a frappé la province de Sarangani, dans le sud des Philippines, tôt lundi matin.

Un séisme de magnitude 7,8 a frappé le sud des Philippines lundi, à 32 kilomètres au large de Maasim, dans la province de Sarangani. Selon OCHA, le bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), les premiers bilans font état d'au moins 19 morts, 12 disparus et 134 blessés. Les autorités poursuivent l'évaluation des dégâts.

Le séisme a déclenché une alerte au tsunami et des évacuations côtières dans neuf provinces. Plus de 138 répliques ont également été enregistrées, causant des dégâts aux habitations, aux hôpitaux, aux écoles, aux routes et aux ponts, ainsi que des coupures d'électricité et de télécommunications. Plus de 3,2 millions d'élèves sont touchés et les cours restent suspendus dans plus de 6 200 établissements scolaires. 

L’ONU a exprimé sa solidarité avec toutes les personnes touchées et est prête à soutenir les efforts de réponse et de relèvement.

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